Quand l’harmonie entre l’âme, le mental et le corps n’est plus au rendez-vous

Quand nos désirs, nos pensées et nos capacités avancent dans la même direction.

⚡ Aujourd’hui, une petite baisse de tension et une grosse fatigue m’ont amenée à réfléchir à quelque chose que j’enseigne depuis longtemps… et que, visiblement, mon cerveau avait décidé de me faire redécouvrir ! 😂

Je me suis rendue compte à quel point nous pouvons parfois vouloir avancer, avoir des projets, des envies, des idées… et pourtant ne pas réussir à passer à l’action. Pourquoi ? Parce que nous sommes tout un ensemble, et quand cet ensemble ne regarde pas dans la même direction, ça peut bloquer.

Une phrase que j’utilise depuis longtemps dans mes formations m’est alors revenue : « L’être humain est fait de trois choses : d’une âme, d’un mental et d’un corps.
L’âme est là pour exprimer ses désirs, le mental est là pour trouver des solutions et le corps nous permet de les mettre en action. »

Et finalement, tout est là.
L’âme exprime ce vers quoi nous avons envie d’aller, ce qui a du sens pour nous.
Le mental, lui, n’est pas notre ennemi. Bien au contraire ! C’est un formidable outil. Il analyse, réfléchit, cherche des solutions, organise et nous aide à choisir comment avancer.
Et puis il y a le corps…Le corps, c’est celui qui nous permet de concrétiser dans la matière. Mais il a aussi ses besoins, ses limites, ses rythmes et ses capacités.

Alors parfois, le cœur dit : « J’ai envie d’y aller ! »
Le mental répond : « D’accord, cherchons comment faire. »
Mais le corps dit : « Doucement… aujourd’hui, je ne peux pas suivre. »

Et parfois, c’est le contraire : le corps pourrait avancer, le mental a trouvé la solution… mais quelque chose à l’intérieur dit non. Ce n’est donc pas toujours un manque de volonté. Parfois, c’est simplement que les trois ne sont pas en accord.

Et lorsque l’un des trois est en difficulté, l’action peut devenir compliquée, voire impossible. C’est aussi pour cela que j’accorde autant d’importance aux émotions. Une émotion n’est pas là pour nous diriger. Elle est là pour nous informer. Elle nous signale que quelque chose se passe. À nous ensuite de l’écouter, de comprendre ce qu’elle vient nous dire, de laisser notre mental réfléchir… puis de choisir ce que nous allons en faire.

Je ressens. J’écoute. J’interprète. Je comprends. Je réfléchis. Je choisis. J’agis.

Et c’est peut-être cela, finalement, être en harmonie avec soi-même : permettre à l’âme de donner l’élan, au mental de chercher le chemin, et au corps d’incarner le mouvement. Quand les trois avancent dans la même direction, quelque chose devient possible. On ne se force plus à avancer contre soi-même. On avance avec soi. ❤️

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Je ne sais pas encore… mais je peux quand même vivre

Avancer sans avoir toutes les réponses

🛤️ Il y a quelques semaines, je me demandais si j’étais sur le bon chemin et, surtout, quelle direction prendre.

Face à l’inconnu, à ce qui se profile devant nous ou parfois à ce brouillard qui nous empêche d’y voir clair, nous avons souvent envie de chercher des réponses. Nous aimerions savoir ce qui nous attend, si nous faisons les bons choix, si la direction que nous prenons nous conduira là où nous souhaitons aller. Alors, parfois, nous nous tournons vers certaines méthodes pour tenter de connaître l’avenir, obtenir des réponses ou simplement nous rassurer.

À vouloir chercher des certitudes, nous pouvons parfois nous éloigner de ce qui nous anime profondément, de ce que nous désirons vraiment, de ce que nous pourrions choisir si nous nous autorisions simplement à écouter notre propre élan. Se laisser porter par les vagues de la vie, tout en gardant notre discernement, sans exiger de connaître à l’avance ce que le chemin nous réserve peut faire peur, je le reconnais. C’est peut-être aussi cela, apprendre à vivre pleinement.

Je l’ai expérimenté avec mon jeu de cartes… Lorsque j’ai commencé à peindre mes aquarelles, je ne savais absolument pas qu’elles allaient devenir un jeu de cartes sur les émotions. Puis l’idée est arrivée. J’ai réfléchi, j’ai regardé les difficultés, notamment le coût du projet, et je savais très bien que je prenais un risque. Je ne savais pas si j’allais réussir à le faire, ni si j’allais réussir à vendre mes jeux. Mais quelque chose en moi me disait : « Vas-y. Essaie. Va jusqu’au bout. » Alors je l’ai fait.

Et aujourd’hui, même si je ne sais toujours pas si je vendrai tous mes exemplaires, je n’ai aucun regret parce que je suis allée jusqu’au bout de mon idée. Et surtout, je découvre maintenant que ce projet m’a menée bien plus loin que je ne l’avais imaginé.

Et la première chose fut une libération de tant de choses comme une renaissance… Puis après le jeu sont venus les textes, et comme je voulais partager mes pensées, mes visions de la vie et mes expériences, le blog s’est imposé à mo avec plus d’une centaine de textes aujourd’hui. Et, en créant, j’ai retrouvé le souvenir d’une manière de faire que j’avais connue quinze ans auparavant : associer des images et des mots. Et je me suis rappelée que je faisais déjà cela mais que je l’avais mis de côté…

Mais ce ne sont pas mes anciennes créations que je reprends. Je crée aujourd’hui autrement, avec de nouvelles idées, de nouveaux textes, de nouvelles images. Et qui sait ? Peut-être que certaines de mes réflexions donneront demain naissance à de nouvelles aquarelles.

Je ne l’avais pas prévu. Et c’est justement cela qui me plaît. Je croyais avancer vers un jeu de cartes. Je ne savais pas que ce projet allait ouvrir d’autres portes.

Alors je me demande si la vie sentimentale ne fonctionne pas parfois de la même manière. Peut-être suis-je restée trop longtemps devant une porte fermée, à me demander si elle allait s’ouvrir à nouveau. Peut-être qu’il me fallait simplement faire un pas de côté et ne pas avoir peur de ce pas vers l’inconnu.

Et oui, l’inconnu peut faire peur parce que nous ne savons pas ce qui nous attend. Nous ne savons pas si nous allons réussir, si nous allons rencontrer les bonnes personnes, si nous allons trouver ce que nous cherchons.

C’est aussi pour cela que nous cherchons parfois des réponses ailleurs. Nous aimerions savoir si nous sommes sur le bon chemin. Nous aimerions que quelqu’un nous dise : « Oui, vas-y, c’est la bonne direction. » Mais personne ne peut véritablement connaître notre chemin à notre place.

Il y a seulement cette petite voix intérieure, celle qui nous dit parfois : « Oui, vas-y. » Ou au contraire : « Non, quelque chose ne sonne pas juste. »

Alors peut-être que je n’ai pas besoin de connaître la suite. Je peux simplement avancer dans le respect de chacun. Je ne sais pas encore ce qui m’attend. Je ne sais pas encore quelles expériences vont se présenter à moi. Je ne sais pas encore quelles rencontres, quels projets ou quelles surprises vont arriver. Mais je peux vivre. Je peux me remettre en mouvement.

Et peut-être que c’est cela, la magie de la vie : ne pas toujours recevoir ce que nous avions imaginé, mais découvrir en chemin des choses que nous n’avions même pas pensé à demander.

💚 Aujourd’hui, je le sais : je suis en train de marcher. Et finalement, je n’ai pas besoin de voir toute la route pour continuer à avancer. Je ne sais pas encore… mais je peux quand même vivre.

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Le cadeau inattendu : quand la vie nous surprend

Et si cesser d’attendre permettait enfin d’accueillir ce qui arrive autrement ?

🌞 Ce matin, j’avais envie d’observer l’éclipse solaire avec des lunettes adaptées. À 8 h 30, j’ai envoyé un message à mes copines du sport pour savoir si quelqu’un en avait une paire. Pas de réponse, ou pas de lunettes disponibles.

Bon… d’accord. 😊 Plutôt que de rester dans l’attente, je me suis dit : « Je vais trouver une autre solution. » Alors je me suis amusée à fabriquer un sténopé. Une autre façon d’observer l’éclipse, autrement, avec ce que j’avais sous la main.

Et finalement, j’étais contente de ma solution. Il y avait bien une petite déception de ne pas avoir les lunettes que j’espérais, mais je n’étais plus dans l’attente. J’avais trouvé autre chose et j’allais simplement profiter de l’expérience différemment.

Et puis, à 11 h 30, juste après avoir terminé mon bricolage… Pof ! ✨

Une copine qui était absente au sport le matin m’écrit : « Élisabeth, moi, je peux t’en donner une paire ! » J’ai souri. Coïncidence ? Synchronicité ? Petit clin d’œil de l’Univers ? Je ne sais pas. Mais cette expérience m’a fait réfléchir. Parfois, nous restons tellement attachés à ce que nous espérons que nous oublions de vivre ce qui est là. Et puis, lorsque nous acceptons de chercher autrement, de nous adapter, de créer une autre possibilité… lorsque nous cessons d’attendre que la première solution arrive, quelque chose se détend. On avance. On profite de ce qui est possible.

Et parfois, alors qu’on n’attend même plus vraiment ce que l’on espérait au départ… 🎁 La vie nous l’apporte, par surprise. Peut-être que le véritable lâcher-prise n’est pas de renoncer à ce que l’on souhaite. C’est simplement de ne plus mettre sa vie en pause en attendant que cela arrive. Et parfois, le cadeau est justement là : dans ce qui arrive quand on a déjà commencé à avancer autrement. ✨

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Dire non sans culpabiliser : apprendre à se respecter et à respecter l’autre

Écouter son oui, entendre son non et poser ses limites sans oublier la liberté de l’autre.

⛔ Pendant longtemps, j’ai eu du mal à dire non. Je crois que j’avais appris très tôt qu’une « gentille petite fille » devait être obéissante. Elle devait accepter, faire plaisir, ne pas contrarier, ne pas décevoir. Dire non pouvait alors donner l’impression de ne pas être gentille. Alors j’ai souvent dit oui : Oui pour faire plaisir. Oui pour éviter un conflit. Oui parce que je craignais de décevoir. Oui alors qu’au fond de moi, quelque chose disait non. Et parfois, à force de ne pas écouter ce petit non, la frustration s’accumulait. Jusqu’au moment où la soupape explosait et où mon non sortait dans la colère, avec des mots durs ou tranchants.

Avec le recul, je me demande si je n’avais pas appris très jeune que mon petit non calme ne suffisait pas pour être entendue. Lorsqu’un « stop » n’est pas respecté, l’enfant peut finir par croire qu’il faut parler plus fort pour que sa limite soit enfin prise en compte. Peut-être ai-je ainsi appris à attendre d’être à bout pour affirmer ce que je ressentais depuis longtemps.

Aujourd’hui, je comprends que mon chemin n’est pas simplement d’apprendre à dire non. Il est d’abord d’apprendre à entendre mon non. Car lorsque quelque chose en moi dit non et que je continue malgré tout, je me détourne de moi-même. Et lorsque je change mon choix uniquement parce que quelqu’un risque d’être déçu, est-ce encore vraiment mon choix ?

L’autonomie que j’ai construite peu à peu m’a appris à me poser une autre question : « Qu’est-ce que moi, je choisis ? » J’ai commencé à écouter mes ressentis, mes envies, mes limites. À me dire des oui, mais des oui choisis. Et à oser aussi dire des non.

J’en ai fait l’expérience dans des décisions importantes de ma vie. Certaines propositions pouvaient sembler raisonnables sur le papier, mais provoquaient en moi une profonde résistance. J’ai appris à prendre cette sensation au sérieux, même lorsque mon choix pouvait paraître difficile à comprendre pour les autres.

Dire non n’a pas toujours été facile. Parce que derrière le non pouvait encore se cacher la culpabilité : « Est-ce que j’ai le droit de refuser ? » ; « Est-ce que je vais décevoir ? » ; « Est-ce que je suis en train d’être égoïste ? ». Mais j’ai découvert que la culpabilité n’était pas forcément le signe que mon choix était mauvais. Elle pouvait simplement être le signe que j’étais en train de faire quelque chose de nouveau : me respecter. Et pourtant, me respecter ne signifie pas que seul mon désir compte.

C’est là qu’une autre notion est venue rejoindre ma réflexion : le respect de l’autre.

Dire non ne signifie pas rejeter l’autre. Dire oui ne signifie pas s’oublier pour lui faire plaisir. Je peux poser une limite sans humilier. Je peux refuser sans mépriser. Je peux choisir pour moi sans considérer que mon choix est forcément meilleur que celui de l’autre. Et surtout, si je revendique le droit de dire non, je dois aussi accepter que l’autre puisse me dire non.

C’est là que mon histoire personnelle m’a également beaucoup appris.

J’ai connu le non de quelqu’un que j’aimais profondément. J’ai pu comprendre qu’il avait le droit de faire un choix pour lui, même si ce choix me faisait souffrir. Mais j’ai aussi découvert qu’il existe une différence entre le droit de choisir et la manière de faire vivre son choix à l’autre.

Une rupture peut être nécessaire. Elle peut même être douloureuse pour les deux personnes. Mais lorsqu’une décision concerne une relation construite à deux, la manière dont elle est annoncée, expliquée et mise en œuvre peut faire toute la différence.

On peut dire : « Je choisis de partir et je sais que cela va te faire souffrir. », tout en restant dans l’écoute et le respect, ou bien décider seul, fermer tout espace de dialogue et laisser l’autre subir les conséquences de cette décision. Parfois il y a  même un mélange des deux… Le choix peut être légitime, mais la manière de le poser peut manquer de considération.

J’ai compris que l’autonomie ne devait pas devenir une nouvelle forme d’égoïsme. Me choisir ne signifie pas écraser l’autre. Et respecter l’autre ne signifie pas non plus me sacrifier pour lui. Entre les deux, il existe peut-être un équilibre : Je compte. Tu comptes. Et chacun reste libre de ses choix.

Cette réflexion m’a également permis de comprendre ce qu’est, pour moi, la cohérence avec soi-même. Être cohérent, ce n’est pas penser quelque chose et agir à l’opposé. C’est essayer de faire correspondre ce que je ressens, ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais. Écouter mon oui. Écouter mon non. Les accueillir. Puis agir en accord avec eux, tout en restant attentive à la personne qui se trouve en face de moi.

Aujourd’hui, je crois que mon autonomie passe par là. Apprendre à m’entendre avant de chercher l’approbation des autres. Comprendre que je peux décevoir quelqu’un sans être une mauvaise personne. Comprendre que je peux dire non sans devenir méchante. Comprendre aussi que l’autre peut me dire non sans que cela signifie qu’il me rejette ou qu’il ne me respecte pas. Et surtout, apprendre que mon non n’a pas besoin de devenir colère pour être légitime.

💛 Peut-être que finalement, grandir, c’est cela aussi : apprendre à se choisir sans oublier l’autre. Parce que le respect de soi ne devrait pas supprimer le respect de l’autre. Et le respect de l’autre ne devrait jamais exiger que l’on se renie soi-même.

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Dépendance, autonomie, interdépendance : où se trouve notre liberté ?

Et si être libre ne signifiait pas n’avoir besoin de personne, mais pouvoir choisir comment nous avons besoin des autres ?

⛓️‍💥 Pendant longtemps, je me suis demandée si l’une des choses que j’avais à travailler dans ma vie était mon indépendance. J’avais souvent eu le sentiment d’avoir été dépendante : de ma famille, de certaines personnes qui avaient compté dans ma vie, de mes relations. Alors, lorsque je me suis retrouvée seule, j’ai pensé que cette période de célibat allait peut-être m’apprendre à devenir indépendante.

Mais en réfléchissant à ce que signifie réellement être indépendant, quelque chose m’a fait hésiter. Car sommes-nous réellement indépendants ? Nous dépendons de notre environnement, de la nature, de la nourriture que nous mangeons, de l’eau que nous buvons, des infrastructures qui nous entourent, des connaissances transmises par les autres, des personnes qui cultivent, fabriquent, soignent, enseignent ou entretiennent ce dont nous avons besoin. Même lorsque nous pensons être parfaitement autonomes, nous sommes toujours reliés à quelque chose ou à quelqu’un.

L’indépendance absolue semble donc davantage être une utopie qu’une réalité.

Et si ce que nous cherchions n’était finalement pas l’indépendance, mais l’autonomie ?

Être autonome, ce n’est pas tout faire seul. Pour moi, la différence est devenue peu à peu évidente.

L’indépendance pourrait se résumer par : « Je n’ai besoin de personne pour faire cela. »
L’autonomie serait plutôt : « Je suis capable de décider de ce dont j’ai besoin et de chercher les moyens d’y répondre. »

Et cela change tout. Je peux être incapable de faire quelque chose seule et rester parfaitement autonome.

Je le constate par exemple dans mon quotidien. Certaines tâches sont devenues plus difficiles physiquement. Je peux alors chercher des outils adaptés, modifier ma façon de faire ou demander l’aide de quelqu’un lorsque cela est nécessaire. Le fait d’avoir besoin d’un outil ou d’une personne ne signifie pas que je perds mon autonomie. Au contraire ! Je reste celle qui observe la situation, qui identifie son besoin, qui cherche une solution et qui choisit l’aide qui lui convient.

La dépendance peut se trouver dans le moyen utilisé. L’autonomie se trouve dans la capacité à choisir ce moyen. Cette distinction me paraît essentielle.

🤔 En repensant à mon histoire, je me rends compte que ce qui m’a peut-être le plus manqué n’était pas forcément l’indépendance, mais la capacité à décider pleinement pour moi-même. Lorsque nous sommes enfants, ce sont naturellement nos parents qui décident pour nous. Puis, en grandissant, d’autres influences peuvent prendre leur place : la famille, le conjoint, les habitudes, les attentes sociales ou simplement les personnes auxquelles nous accordons beaucoup de crédit. Et parfois, sans même nous en rendre compte, nous suivons une direction qui n’est pas vraiment la nôtre : un choix d’études influencé par la famille, un changement de vie accepté parce que le conjoint l’a décidé, une orientation professionnelle suivie parce qu’une personne nous a convaincus que c’était ce qu’il fallait faire.

Sur le moment, nous pouvons avoir l’impression de choisir. Mais lorsque nous regardons en arrière, une question peut apparaître : « Est-ce que c’était vraiment mon choix ? » C’est peut-être là que se trouve l’une des grandes différences entre dépendance et autonomie.

Être autonome ne signifie pas ne jamais écouter les autres. Cela signifie pouvoir les écouter sans leur abandonner notre pouvoir de décision : Je peux entendre un conseil sans être obligée de le suivre, je peux demander un avis sans en faire une vérité, je peux accepter de l’aide sans remettre ma vie entre les mains de celui ou celle qui m’aide, et surtout, je peux apprendre à reconnaître mon propre oui et mon propre non.

Peut-être que l’autonomie est une forme de liberté

Aujourd’hui, je me demande si mon chemin n’a pas consisté à passer progressivement de la dépendance à l’autonomie. Non pas pour devenir quelqu’un qui n’a besoin de personne. Mais pour devenir quelqu’un qui peut dire : « Je sais ce dont j’ai besoin. Je sais ce qui me convient. Et je peux chercher les moyens d’y répondre. » Cela peut parfois passer par mes propres capacités, parfois par un outil, parfois par l’aide d’un professionnel, parfois par le soutien d’un proche. Je l’ai expérimenté avec l’entretien de mon jardin. Avec la maladie, cela devenait compliqué donc je me suis demandée : que puis-je faire ? J’ai acheté des outils adaptés à mes capacités, je prends deux fois plus de temps pour faire les choses (ce n’est pas grave) et si besoin, je fais appel à un jardinier et miracle parfois arrivent mes enfants…

L’autonomie ne consiste donc pas à tout faire soi-même. Elle consiste à rester actrice de sa vie, même lorsque l’on a besoin des autres.

Et cette réflexion me fait également comprendre pourquoi la perte d’autonomie peut être si douloureuse. Ce n’est pas nécessairement le fait d’avoir besoin d’aide qui nous fait souffrir. C’est parfois de ne plus pouvoir décider, choisir, agir ou participer à ce qui nous concerne. D’où l’importance de certaines choses. Nous pouvons avoir besoin des autres sans être infantilisés. Nous pouvons être aidés sans être dépossédés de nos choix. Et peut-être est-ce justement cela que nous cherchons tous à préserver : la possibilité de rester sujets de notre propre vie.

Et puis, il y a encore une étape. Car si l’indépendance absolue est impossible et si l’autonomie ne signifie pas tout faire seul, alors quelle place donner aux autres ? C’est là que je découvre une notion qui m’était jusqu’ici moins familière : l’interdépendance.

Nous sommes dépendants les uns des autres, mais cette dépendance peut être choisie, consciente et équilibrée : Je peux avoir besoin de toi sans que tu décides pour moi. Tu peux avoir besoin de moi sans que je décide pour toi. Nous pouvons nous entraider, nous soutenir, nous compléter, tout en restant chacun responsable de nos propres choix.

L’interdépendance ne serait alors plus une perte de liberté. Elle pourrait devenir une relation dans laquelle deux autonomies se rencontrent.

Et peut-être que c’est aussi cela, être en couple : Non pas revenir à la dépendance, non pas défendre à tout prix son indépendance, mais apprendre à dire : « Je peux vivre sans toi, mais je choisis de vivre avec toi. » Et cette nuance change profondément la relation. Car lorsque je n’ai plus besoin de quelqu’un pour exister, je peux véritablement choisir de partager mon existence avec lui. Je ne suis plus avec l’autre parce que je ne peux pas faire sans lui. Je suis avec lui parce que je peux faire seule, mais j’ai envie de construire avec lui.

💛 Peut-être finalement que le chemin n’est pas :
Dépendance → Indépendance
mais plutôt :
Dépendance → Autonomie → Interdépendance.
Et peut-être que la véritable liberté ne consiste pas à n’avoir besoin de personne. Elle consiste à pouvoir avoir besoin des autres sans se perdre soi-même.

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Quand la reconnaissance des autres devient une attente

Le regard sur soi le plus important est le nôtre !

Pendant longtemps, j’ai cru que ce qui me faisait souffrir, c’était le comportement de certaines personnes. Puis, en prenant du recul, j’ai compris que la blessure était plus profonde.

Ce que j’attendais, ce n’était pas seulement des excuses. Ce n’était même pas forcément qu’on me donne raison. J’attendais simplement qu’un jour, quelqu’un reconnaisse les efforts que j’avais faits : J’avais tendu les mains, j’avais essayé de créer du lien, je m’étais remise en question, j’avais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour construire une relation apaisée. Mais cette reconnaissance n’est jamais venue.

Pendant longtemps, une partie de moi a continué à espérer. Peut-être qu’un jour ils comprendraient. Peut-être qu’un jour ils verraient ma sincérité. Peut-être qu’un jour ils reconnaîtraient leur part de responsabilité.

Puis j’ai compris une chose essentielle. Ce que j’attendais ne dépendait pas de moi. On ne peut pas obliger quelqu’un à reconnaître ce qu’il ne veut pas voir, ou ce qu’il n’est pas capable de voir.

Alors le véritable travail n’était peut-être pas de continuer à attendre cette reconnaissance extérieure. Le véritable travail était d’apprendre à me la donner à moi-même. Aujourd’hui, je peux regarder cette période avec plus de douceur.

Je sais que je n’ai pas été parfaite. Personne ne l’est. En revanche, je sais aussi que j’ai fait de mon mieux avec les ressources, les connaissances et les émotions que j’avais à ce moment donné. Et cette reconnaissance-là est devenue la plus importante.

Je n’ai plus besoin que les autres valident ce que j’ai traversé pour savoir ce que cela vaut. Je sais les efforts que j’ai faits. Je sais les valeurs qui m’ont guidée. Je sais la femme que je suis devenue.

Finalement, la plus belle reconnaissance n’est peut-être pas celle que l’on reçoit. C’est celle que l’on s’accorde lorsque l’on peut enfin se regarder avec bienveillance et se dire, en toute simplicité : « Oui… j’ai fait de mon mieux. Et aujourd’hui, je suis fière de la personne que je suis devenue. »

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Quand l’ennui n’est pas de l’ennui…mais la fatigue de mes espérances.

« la fatigue de mes espérances ».

Ce matin, je me suis réveillée avec cette sensation étrange que beaucoup connaissent : « Je m’ennuie… » Pourtant, en y regardant de plus près, rien ne justifiait réellement cet ennui. Je sais m’occuper. J’ai mille choses à faire, des projets, des passions, des envies. D’autres jours, je fais exactement les mêmes choses sans ressentir cette chape de plomb.

Alors, qu’est-ce qui se cachait derrière ce mot si facile à prononcer ?

En explorant cette émotion, un vieux souvenir est remonté. Petite, vers l’âge de neuf ans, je répétais souvent : « Je m’ennuie… » Pourtant, ma sœur me proposait de sortir, d’aller jouer ou de nous promener. Ce n’était donc pas un manque d’activités. Et pourtant, je me sentais seule. Je me suis alors demandé ce que je ressentais réellement à cette époque. Une sensation de vide. L’impression que le temps n’avançait plus. Cette petite voix intérieure qui murmurait : « C’est long… » Et parfois, l’envie de pleurer.

Au fil de cette réflexion, j’ai compris qu’aujourd’hui, mon ennui n’en était peut-être pas un. Derrière lui se cachaient plusieurs besoins : un besoin de partage, de présence, d’élan… mais aussi, parfois, le désir tout simple que quelqu’un prenne soin de moi. Ne plus être celle qui organise, qui porte, qui décide, mais pouvoir, de temps en temps, se laisser porter à son tour.

Puis une évidence est apparue. Ce que j’appelais « ennui » était peut-être en réalité une fatigue de mes espérances. Ces dernières années, j’ai énormément évolué. Je me suis reconstruite. J’ai créé, écrit, peint, donné naissance à un projet qui me tient profondément à cœur. Je sens, intérieurement, que quelque chose a changé. Mais, à certains moments, j’aimerais que le monde extérieur réponde enfin à cette transformation : Que les projets prennent davantage leur envol, que la vie ouvre un nouveau chapitre, que certains espoirs rencontrent enfin une réalité.

Ce n’est donc pas la vie qui m’ennuie. C’est parfois l’impression que l’extérieur avance moins vite que l’intérieur.

Cette prise de conscience ne fait pas disparaître l’émotion. Mais elle lui retire déjà une partie de son pouvoir, parce qu’elle lui donne enfin un nom juste. Car lorsque nous trouvons les mots justes, nous cessons de lutter contre une émotion qui n’était peut-être qu’un masque.

Alors aujourd’hui, je ne dirai plus simplement : « Je m’ennuie. » Je dirai plutôt : « Aujourd’hui, je ressens la fatigue de mes espérances. » Et déjà, cette phrase est beaucoup plus douce. Parce qu’elle ne juge pas. Elle reconnaît simplement qu’après avoir tant semé, il est profondément humain d’aspirer, un jour, à voir la vie répondre à son tour.

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Le lâcher-prise, la résilience et la renaissance : les 3 étapes de la reconstruction intérieure

Un chemin vers soi

La résilience est souvent confondue avec le lâcher-prise, alors qu’ils représentent deux étapes différentes d’un même chemin.

Le lâcher-prise consiste à cesser de lutter contre une réalité que l’on ne peut plus changer. Il ne signifie ni renoncer, ni oublier, mais accepter que l’événement fait désormais partie de notre histoire. C’est déposer le poids de la résistance.

La résilience va plus loin. Elle est cette force intérieure qui nous permet d’accueillir la réalité telle qu’elle est, sans rester prisonnier de la souffrance. L’épreuve peut encore nous toucher, mais elle ne dirige plus notre vie. Peu à peu, nous retrouvons notre équilibre, mobilisons nos ressources et nous remettons en mouvement. Elle ne rend pas l’épreuve positive. En revanche, elle nous permet de retrouver progressivement notre capacité à construire malgré elle. Elle nous invite à nous relever, à mobiliser nos ressources et à reprendre notre marche vers une vie qui retrouve du sens.

Puis vient la renaissance. Ce n’est pas un retour à la personne que nous étions avant l’épreuve, mais l’émergence d’une nouvelle version de nous-mêmes : plus consciente, plus alignée, plus libre. L’expérience est intégrée, la blessure ne définit plus notre identité : elle devient une partie de notre histoire, sans empêcher notre lumière de rayonner.

Ainsi, le chemin peut se résumer simplement : L’émotion nous informe. Le lâcher-prise nous libère de la lutte inutile. La résilience nous remet en mouvement. La renaissance nous permet de devenir pleinement nous-mêmes.

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La visibilité : s’autoriser à être vu sans chercher à se montrer

Être visible ne signifie pas chercher à attirer l'attention

Pendant longtemps, la visibilité m’a mise mal à l’aise. Voir certaines personnes parler d’elles, présenter leurs activités, publier régulièrement ou mettre en avant leurs compétences me faisait parfois réagir intérieurement. Je pensais que cela relevait du besoin de se montrer, de se faire remarquer ou de prendre trop de place.

Avec le temps, j’ai compris que ce regard parlait surtout de moi. Il parlait de cette partie de moi qui n’osait pas toujours prendre sa place. De cette croyance qu’il fallait rester discrète, ne pas déranger, ne pas décevoir, être parfaite avant d’oser se montrer. Alors je freinai. Un pied sur l’accélérateur, un pied sur le frein. J’avais des choses à transmettre, mais je n’étais pas toujours à l’aise avec l’idée d’être visible.

Aujourd’hui, mon regard a changé. Je comprends que la visibilité peut naître d’autre chose que du besoin d’être reconnu. Elle peut simplement être la conséquence naturelle de l’envie de partager, transmettre et contribuer.

Parler de son activité n’est pas forcément chercher à être admiré. C’est parfois simplement permettre à ceux qui en ont besoin de savoir que nous existons.

Pendant longtemps, je croyais que rester discrète était une qualité. Aujourd’hui, je découvre qu’il est aussi possible d’être visible avec simplicité, sans chercher à convaincre, sans jouer un rôle et sans prendre plus de place que nécessaire.

Alors oui, aujourd’hui, je m’autorise davantage à prendre la place qui est la mienne. Non pas parce que je suis parfaite. Non pas parce que j’ai toutes les réponses. Mais parce que ce que j’ai appris, vécu et traversé peut peut-être éclairer le chemin de quelqu’un d’autre.

Et finalement, je crois que la visibilité n’est pas tant une question de se montrer. C’est une question de s’autoriser à être vu.

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Le lâcher-prise : arrêter de lutter contre la réalité

Quand notre énergie va travailler au bon endroit.

On entend souvent dire qu’il faut « lâcher prise ». Pourtant, cette expression est souvent mal comprise. Beaucoup l’associent à la résignation, au renoncement ou à la passivité.

Pourtant, le lâcher-prise n’est rien de tout cela. Le lâcher-prise n’est pas l’abandon de l’action. C’est l’abandon de la lutte contre la réalité.

Imaginez que vous soyez face à l’Everest. 😉 Vous décidez que cette montagne ne devrait pas exister. Alors vous vous mettez à la pousser de toutes vos forces, à taper contre la roche avec vos mains, à lui crier de disparaître.

Que va-t-il se passer ? Rien. La montagne restera là. En revanche, vous aurez dépensé une énergie considérable dans un combat perdu d’avance.

C’est exactement ce que nous faisons parfois face aux événements de notre vie.

Nous luttons contre ce qui existe déjà : Une maladie, une séparation, une injustice, une canicule, une difficulté financière. Nous répétons intérieurement : « Je ne veux pas que ce soit comme ça. » Mais la réalité, elle, ne change pas parce que nous la refusons.

À partir du moment où nous acceptons que la montagne est là, quelque chose change. Toute l’énergie qui était utilisée contre la réalité redevient disponible.

Nous pouvons alors nous poser une autre question : « Maintenant que cette montagne existe, quel est le meilleur chemin pour avancer ? » Peut-être allons-nous la contourner. Peut-être allons-nous l’escalader en utilisant chacune de ses prises. Peut-être choisirons-nous un autre itinéraire ou peut-être déciderons-nous simplement d’attendre que les conditions soient plus favorables.

L’important n’est plus de faire disparaître la montagne. L’important est de choisir la manière la plus juste de poursuivre notre chemin.

La canicule est un autre exemple très parlant. Passer la journée à répéter qu’il fait trop chaud ne fera pas baisser la température d’un seul degré. En revanche, fermer les volets, boire davantage, utiliser un ventilateur, ralentir son rythme ou adapter ses activités permet de vivre cette réalité plus confortablement. La chaleur est toujours présente. Mais nous avons cessé de gaspiller notre énergie à lutter contre son existence.

Le véritable lâcher-prise ne consiste donc pas à subir la réalité. Il consiste à accueillir ce qui est, afin de retrouver toute notre liberté d’action, car c’est souvent lorsque nous arrêtons de nous battre contre ce qui est… que nous découvrons enfin tout ce qu’il est encore possible de faire.

« Le lâcher-prise ne fait pas disparaître la montagne. Il nous permet simplement de cesser de la combattre… pour enfin choisir notre chemin. »

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