De quel temps parlons-nous ? Horloge, émotions et cycles de la vie

Les trois temps de notre existence

De quel temps parlons-nous ?

Le temps est partout dans notre vie. Nous regardons l’heure, nous consultons notre agenda, nous attendons les vacances, nous observons les saisons se succéder. Pourtant, lorsque nous parlons du temps, parlons-nous tous de la même chose ?

Je crois qu’il existe plusieurs temps qui cohabitent en permanence dans notre existence.

Le premier est le temps de l’horloge. C’est celui que nous partageons tous. Une minute dure soixante secondes. Une heure dure soixante minutes. C’est le temps qui organise nos journées et notre vie sociale. Mais ce temps-là n’est pas celui que nous ressentons.

Car il existe également un temps émotionnel. Une heure d’attente peut sembler interminable. Une journée de souffrance peut paraître durer une semaine. À l’inverse, quelques heures passées avec des personnes que nous aimons ou dans une activité qui nous passionne peuvent disparaître en un instant. L’horloge n’a pas changé. Notre vécu, lui, a complètement transformé notre perception du temps.

Il existe également un troisième temps, le temps de la nature : Celui des saisons, celui du lever du soleil, de la croissance des plantes, des cycles de la vie. Ce temps-là nous rappelle que nous faisons partie d’un ensemble plus vaste que nous.

Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous ont l’impression que les saisons changent. Les printemps semblent parfois plus courts, les étés plus longs. Les repères auxquels nous étions habitués se modifient peu à peu. Le temps de la nature nous rappelle alors qu’il est lui aussi en mouvement.

Et c’est peut-être là que réside le plus grand enseignement.

Nous passons notre vie à vouloir figer les choses. Nous aimerions retenir certains moments heureux, accélérer certaines périodes difficiles, revenir en arrière parfois, ou connaître à l’avance ce que demain nous réserve.

Mais le temps nous enseigne exactement l’inverse. Tout évolue. Tout se transforme. Tout est mouvement.

Notre corps change. Nos émotions changent. Nos relations changent.

Les saisons changent. La vie elle-même est changement.

Peut-être est-ce pour cela que certaines traditions parlent d’impermanence. Non pas pour nous attrister, mais pour nous rappeler que rien n’est figé. Lorsque nous souffrons, cette idée nous rappelle que la douleur passera. Lorsque nous sommes heureux, elle nous invite à savourer davantage l’instant.

Alors le temps est-il une illusion ? Je ne le crois pas. Mais notre manière de le vivre est profondément relative.

Le temps de l’horloge mesure les secondes. Le temps émotionnel mesure notre vécu. Le temps de la nature mesure les cycles de la vie.

Et au milieu de ces trois temps, nous avançons pas à pas, essayant de trouver notre propre rythme.

Et en réalité, toute chose est relié à cette règle de la mouvance, de l’impermanence et que même le temps y est soumis, quel qu’il soit.

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L’entêtement : Quand la rigidité nous empêche d’avancer.

Quand vouloir avoir raison nous empêche d'évoluer

L’entêtement

Lorsque le mot « entêtement » est apparu pour créer cette carte, j’ai immédiatement imaginé ce petit personnage assis, les bras croisés et le regard fermé. Cette attitude qui semble dire :

  • « Je reste sur ma position. »
  • « Je ne changerai pas d’avis. »
  • « Je ne bougerai pas. »

Au loin, un petit âne apparaît discrètement, comme un clin d’œil à cette expression bien connue : « Être têtu comme un âne. »

Souvent nous pouvons penser que l’entêtement est synonyme de persévérance et que les deux sont simplement une forme de force. Après tout, persévérer, tenir bon et ne pas abandonner sont souvent des qualités.

Mais avec le temps, j’ai découvert qu’il existe une différence entre la persévérance et l’entêtement.

La persévérance nous aide à avancer malgré les obstacles. L’entêtement, lui, nous pousse parfois à rester immobiles. Nous nous accrochons à une idée, à une croyance, à une manière de faire, à une relation, à une situation qui ne nous convient plus, à notre vérité ! Non pas parce qu’elle est encore juste pour nous, mais simplement parce qu’il nous est difficile de changer de direction.

Pourtant, changer d’avis n’est pas une faiblesse. Reconnaître qu’un autre chemin est possible n’est pas un échec. Parfois, la véritable force ne consiste pas à tenir bon. Elle consiste à accepter de lâcher ce qui n’a plus lieu d’être.

Comme un arbre qui plie sous le vent sans se briser, la souplesse nous permet souvent d’aller plus loin que la rigidité.

Certaines portes s’ouvrent lorsque nous cessons de pousser sur celles qui restent fermées.

 La persévérance poursuit un chemin. L’entêtement refuse parfois d’en voir un autre. 

✨ Cette réflexion est inspirée de la carte « Entêtement » issue de mon jeu Les 4 Portes du Cœur, un jeu consacré aux émotions, à la connaissance de soi et au développement personnel.

Le jeu est disponible directement auprès de moi ainsi que sur mon site :

https://www.eliricdaozen.fr/les-4-portes-du-coeur-un-jeu-sur-les-emotions

🖋️ Et vous, vous est-il déjà arrivé de rester accroché à une idée, une situation ou une direction alors qu’il était temps de lâcher prise ?

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La force : découvrir les ressources que l’on porte en soi

Quand la vie révèle notre véritable puissance

Force

Lorsque j’ai commencé à créer les illustrations de mon jeu, les mots arrivaient souvent avant les images.

Pour cette carte, le mot « force » est apparu en premier. Et naturellement, c’est la force physique qui s’est imposée à moi.

C’est ainsi que mon petit personnage s’est retrouvé à faire de l’exercice, à développer ses muscles, son endurance et sa capacité à avancer.

Mais avec le temps, ma vision de la force a évolué. Peut-être que pendant longtemps, j’ai cru qu’être fort signifiait ne jamais tomber. Peut-être aussi que certaines expériences de vie, notamment la maladie, m’ont amenée à revoir cette définition.

Aujourd’hui, je crois que la véritable force ne consiste pas à éviter les difficultés. Elle réside davantage dans notre capacité à nous relever, à recommencer après un échec, à avancer malgré les peurs, à continuer malgré les doutes, à garder confiance lorsque le chemin semble incertain.

La force n’est pas toujours spectaculaire. Parfois, elle se manifeste simplement dans un petit pas supplémentaire alors que nous pensions ne plus avoir d’énergie.

Elle apparaît lorsque nous choisissons de ne pas abandonner. Lorsque nous acceptons nos fragilités sans les laisser diriger notre vie.

Finalement, être fort ne signifie pas être invulnérable. C’est reconnaître ses limites tout en continuant à avancer.

Et souvent, nous découvrons notre force au moment même où nous pensions ne plus en avoir.

 Peut-être sommes-nous bien plus forts que nous ne l’imaginons ?

✨ Cette réflexion est inspirée de la carte « Force » issue de mon jeu Les 4 Portes du Cœur, un jeu consacré aux émotions, à la connaissance de soi et au développement personnel.

Le jeu est disponible directement auprès de moi ainsi que sur mon site :

https://www.eliricdaozen.fr/les-4-portes-du-coeur-un-jeu-sur-les-emotions

🖋️ Et vous, à quel moment avez-vous découvert une force que vous ne soupçonniez pas ?

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Le message caché de nos émotions : comprendre la peur, la colère, la tristesse et la joie

Comprendre ses émotions pour mieux se connaître

Le message caché de nos émotions

Nous passons notre vie à ressentir des émotions. Certaines sont agréables et recherchées, comme la joie. D’autres sont plus inconfortables, comme la peur, la tristesse ou la colère.

Bien souvent, nous cherchons à les contrôler, à les éviter ou à les faire disparaître. Pourtant, les émotions ne sont pas nos ennemies. Chaque émotion est un message.

Imaginez-les comme des panneaux de signalisation placés sur votre chemin de vie. Elles sont là pour attirer votre attention sur quelque chose d’important et vous indiquer une direction à explorer.

Avant même de chercher à comprendre leur message, une première question est essentielle :

Mon émotion a-t-elle lieu d’être dans cette situation ?

Car une émotion peut parfois être liée à la réalité du moment, mais elle peut aussi être réveillée par une expérience passée, une blessure ancienne ou une peur anticipée.

Une fois cette question posée, l’émotion devient alors une alliée précieuse. Elle nous aide à mieux comprendre nos besoins, nos limites, nos peurs, nos attachements et ce qui nourrit profondément notre équilibre.

Dans cet article, je vous invite à découvrir le message des quatre grandes émotions principales : la joie, la peur, la tristesse et la colère.

Derrière chacune d’elles se cache une invitation à mieux se connaître et à avancer de manière plus consciente sur son chemin de vie.

La joie : un message précieux que l’on oublie souvent d’écouter

Lorsque nous ressentons de la joie, nous avons tendance à simplement en profiter… sans vraiment nous demander ce qu’elle cherche à nous dire. Pourtant, comme toutes les émotions, la joie a un message.

Contrairement à la peur qui nous invite à la prudence, ou à la colère qui nous pousse à protéger nos limites, la joie nous indique que nous sommes sur un chemin qui nous convient.

Elle nous dit simplement : « Continue. »

La joie apparaît lorsque quelque chose nourrit une partie importante de nous-mêmes : une valeur, un besoin, une relation, une activité ou un projet qui a du sens pour nous.

C’est pourquoi il est intéressant de se poser cette question : Qu’est-ce qui me procure cette joie ?  Est-ce un moment partagé avec des proches ? Une activité créative ? Un temps passé dans la nature ? Un projet qui avance ? Un instant de calme ? Plus nous identifions ce qui nourrit notre joie, plus nous pouvons l’inviter consciemment dans notre vie.

Mais attention, la joie ne signifie pas faire tout ce que l’on veut sans tenir compte des autres. Elle nous invite à vivre pleinement ce qui nous fait du bien, dans le respect de nous-mêmes et de ceux qui nous entourent.

La joie est une boussole intérieure. Elle nous montre ce qui contribue à notre équilibre et nous rappelle que le bonheur se trouve souvent dans les choses simples que nous prenons parfois pour acquises.

Alors aujourd’hui, prenez quelques instants pour vous poser cette question : Qu’est-ce qui nourrit ma joie en ce moment ?

La peur n’est pas votre ennemie

La peur est souvent mal aimée. Nous cherchons à l’éviter, à la faire taire ou à nous en débarrasser au plus vite. Pourtant, sans elle, nous prendrions des risques inconsidérés.

La peur est une émotion de protection. Son rôle est simple : nous avertir lorsqu’elle perçoit un danger.

Parfois, ce danger est réel. Une situation risquée, un comportement dangereux ou un environnement menaçant. Mais parfois, il est plus subtil. Nous pouvons avoir peur d’être rejetés, de décevoir, de prendre notre place ou de nous lancer dans un nouveau projet.

Dans ces moments-là, il est utile de se poser une question : De quoi ai-je réellement peur pour moi ?

Très souvent, ce n’est pas notre vie qui est menacée, mais une image de nous-mêmes, une croyance ou un besoin de reconnaissance. La peur n’est donc pas là pour nous empêcher de vivre. Elle est là pour nous inviter à réfléchir avant d’agir.

Lorsque vous ressentez de la peur, au lieu de la combattre, essayez de l’écouter. Elle a peut-être quelque chose d’important à vous apprendre.

Et vous, quelle peur vous empêche actuellement d’avancer ?

Et si votre colère cherchait simplement à vous protéger ?

La colère a mauvaise réputation. On l’associe souvent aux conflits, aux disputes ou aux débordements. Pourtant, la colère est une émotion essentielle.

Elle apparaît lorsqu’une limite importante pour nous est franchie. Cela peut être un manque de respect, une injustice, une intrusion ou simplement une situation dans laquelle nous avons le sentiment de ne pas être entendus.

La colère nous envoie alors un message :

« Quelque chose franchit tes limites et n’est pas acceptable pour toi. »

Souvent il arrive que les autres franchissent des frontières que nous n’avons jamais osé poser. La colère devient alors une invitation à mieux nous respecter.

Lorsqu’elle est comprise et utilisée sainement, elle cesse d’être destructrice. Elle devient une force qui nous aide à protéger ce qui est important pour nous.

Et vous, quelle limite auriez-vous besoin de poser ou de renforcer aujourd’hui ?

La tristesse : apprendre à vivre avec l’absence

Personne n’aime être triste. Pourtant, la tristesse fait partie de la vie. Elle apparaît lorsqu’une personne, une situation, un projet ou une période de notre existence se termine.

Son message est simple : « Quelque chose a changé et tu ne peux plus revenir en arrière. » Face à cette réalité, nous avons souvent envie de résister. Nous espérons que les choses redeviennent comme avant. Nous refusons parfois de voir ce qui est pourtant déjà terminé.

Mais la tristesse nous invite à faire un chemin différent. Elle nous demande d’accepter la perte. Puis, progressivement, de nous autoriser à continuer à vivre, car continuer à avancer ne signifie pas oublier. Cela signifie apprendre à vivre autrement.

Derrière chaque perte se cache souvent quelque chose qui nourrissait notre cœur : de l’amour, de la sécurité, de la tendresse, de la joie ou de l’émerveillement.

Même si la personne ou la situation n’est plus là, cette nourriture peut parfois être retrouvée autrement.

La tristesse n’est donc pas là pour nous enfermer dans la souffrance. Elle nous aide à transformer une absence en une nouvelle façon de vivre.

Et vous, quelle perte vous a permis de découvrir une nouvelle manière de grandir ?

Nos émotions ne sont pas là pour nous punir ou nous compliquer la vie. Elles sont des messagères. Plus nous apprenons à les écouter avec bienveillance, plus elles deviennent des alliées précieuses sur notre chemin de connaissance de soi.

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L’impatience et le calendrier : quand le plus difficile est d’attendre sans connaître la date

Le mystère de mon impatience (ou pourquoi je voudrais parfois un numéro de suivi de l'univers)

 Ce matin, je pensais explorer mon impatience.

Au fil de la réflexion, j’ai découvert que le problème n’était pas vraiment l’action. J’aime avancer, créer, construire, transmettre. Et finalement, je sais aussi me reposer, lire, regarder une série ou me promener sans culpabilité. Ce n’est donc pas le fait de ne rien faire qui me pose problème.

Ce qui me dérange davantage, c’est le temps de gestation. Cette période étrange où tout semble en route, mais où rien n’est encore concrétisé. Comme lors d’une grossesse : le bébé grandit, le processus est en cours, mais impossible de décider de la date exacte de son arrivée.

Et c’est là que se cache mon véritable défi :

  • 👉 Je ne veux pas forcément contrôler le résultat.
  • 👉 Je ne veux pas forcément contrôler le chemin.
  • 👉 Mais j’aimerais beaucoup contrôler le calendrier !

J’ai réalisé que ce qui m’agace le plus n’est pas l’incertitude du résultat, mais l’incertitude de la date. J’aimerais parfois pouvoir appeler le service client de l’univers et demander : 📞 « Bonjour, je souhaiterais connaître la date de livraison de mon projet, de mon espoir ou de ma prochaine concrétisation. » Et l’univers me répond invariablement :

  • 📦 « Votre dossier est en cours de traitement. »
  • 📦 « Tout avance normalement. »
  • 📦 « Aucune date ne peut être communiquée pour le moment. »
  • 📦 « Merci de votre patience. »

Ce qui, bien entendu, est exactement la réponse que je n’ai pas envie d’entendre. 😂

J’ai également compris que je supporte assez bien le point A et le point B, mais beaucoup moins le quai de gare entre les deux. Ce n’est pas tant le résultat qui me fait souffrir d’impatience que l’entre-deux. Cet espace où quelque chose se prépare, où la vie travaille en coulisses, mais où je ne peux ni accélérer le processus ni obtenir de délai fiable.

La grande prise de conscience de cette réflexion est peut-être celle-ci : Le fait que je ne voie pas l’avancement ne signifie pas qu’il n’y en a pas. Certaines choses mûrissent hors de mon regard. Certaines transformations se préparent en silence. Certaines concrétisations ont leur propre rythme.

Et même si une partie de moi continue parfois à taper du pied en réclamant une date de livraison, je peux désormais sourire en reconnaissant ce mécanisme. Car au fond, mon impatience est souvent moins un manque de confiance dans le résultat qu’une difficulté à accepter que je ne maîtrise pas le calendrier.

Alors, lorsque l’agitation reviendra, je me rappellerai simplement :

  • 📦 « Votre dossier progresse normalement. »
  • 📦 « Merci de ne pas secouer le colis pendant son acheminement. »

Je sais que cela vient… mais je ne sais pas quand ! 

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Perception et interprétation : l’histoire de l’éléphant.

Et si nous ne voyions qu'une partie de l'éléphant ?

Imaginez un éléphant.

Une personne se place devant lui et décrit une trompe, deux oreilles et deux défenses et deux pattes.

Une autre se place sur le côté et voit une oreille, une défense, une trompe, deux pattes et une queue.

Une troisième se place derrière lui et décrit une queue, deux pattes et un arrière-train.

Qui a raison ? Les trois. Qui a tort ? Les trois également.

Chacun décrit ce qu’il voit depuis sa place, mais aucun ne perçoit l’éléphant dans sa globalité, car l’éléphant a quatre pattes !

Dans nos relations, nos débats et parfois même nos conflits, nous oublions souvent cette évidence : nous observons tous la réalité depuis un angle différent. Avant d’affirmer que l’autre a tort, il peut être intéressant de faire quelques pas de côté. Peut-être qu’il voit simplement une partie de l’éléphant que nous ne voyons pas encore.

La sagesse n’est pas toujours d’avoir raison. Parfois, elle consiste simplement à continuer à faire le tour de l’éléphant.

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Evoluer sans souffrir : Cette autre voie est possible.

L'effort n'est pas la souffrance

Une lecture récente sur le papillon qui sort de son cocon a réveillé une réflexion que je porte depuis quelque temps : Faut-il souffrir pour grandir, guérir et évoluer ?

Pendant longtemps, j’ai entendu cette phrase : « Il faut souffrir pour être belle. » Bien sûr, c’était souvent dit sur le ton de la plaisanterie. Pourtant, derrière ces mots se cache une croyance très répandue : pour évoluer, réussir ou se transformer, il faudrait forcément passer par la souffrance.

Aujourd’hui, je ne crois plus que la souffrance soit le chemin indispensable de la transformation. La souffrance peut parfois être un révélateur. Elle peut nous alerter, nous pousser à nous questionner, nous faire prendre conscience que quelque chose doit changer dans notre vie. Mais ce n’est pas elle qui nous fait grandir.

Ce qui nous fait grandir, c’est ce que nous décidons d’en faire. Je vais prendre un exemple très concret. Avec ma maladie génétique, le sport a toujours été difficile pour moi. Pendant des années, j’ai essayé de me convaincre qu’il fallait forcer, dépasser la douleur, faire comme les autres. J’avais l’impression que progresser signifiait forcément souffrir. Puis, il y a quelques années, j’ai découvert une autre approche : l’activité physique adaptée. Nous faisons de la gym, des exercices d’équilibre et de renforcement musculaire… mais aussi beaucoup de jeux. Nous rions, nous échangeons, nous passons un bon moment. Et paradoxalement, c’est ainsi que j’ai le plus progressé. Je me suis remusclée. J’ai amélioré mon équilibre. J’ai retrouvé davantage de mobilité. Non pas grâce à la souffrance, mais grâce à la régularité, au plaisir et à la bienveillance.

Cette expérience m’a appris quelque chose d’essentiel : L’effort n’est pas la souffrance. Oui, il faut parfois faire des efforts pour changer certaines habitudes, apprendre, évoluer ou guérir. Mais l’effort peut être porté par la motivation, la joie, le jeu, l’envie d’avancer et le respect de soi.

🌸 La souffrance peut éveiller la conscience, mais elle n’a pas vocation à devenir une religion intérieure. Nous n’avons pas besoin de souffrir pour mériter de guérir et de grandir. 

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La sagesse : l’art de changer sans se trahir.

Quand le changement devient sagesse.

La sagesse n’est peut-être pas un état à atteindre. Elle est peut-être l’art de se remettre en question sans cesse.

Nous sommes une personne aujourd’hui.

Nous étions une autre hier.

Et nous serons encore différents demain.

La sagesse, c’est accepter ce que nous sommes à l’instant présent sans considérer que cette version est définitive. C’est accueillir nos transformations sans renier notre histoire. C’est comprendre que l’évolution n’est pas une trahison. Bien au contraire.

La sagesse est peut-être l’art de changer sans se trahir.

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Rayonner sans chercher à briller !

Quand l'alignement devient rayonnement

On me dit parfois que je rayonne. Pendant longtemps, j’ai eu du mal à entendre ce compliment.

Puis j’ai compris que rayonner ne signifie pas briller plus fort que les autres.

Rayonner, c’est peut-être simplement être suffisamment aligné pour éclairer son chemin… et permettre aux autres de trouver le leur.

Nous n’avons pas besoin de nous diminuer pour rester humbles. Nous n’avons pas besoin non plus de nous croire extraordinaires.

Il existe une troisième voie :

  • Reconnaître nos qualités ;
  • Accepter nos limites ;
  • Continuer à apprendre.

Et accueillir avec simplicité l’idée que ce que nous sommes peut parfois faire du bien autour de nous.

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La maladie fait partie de moi…mais elle n’est pas moi !

Quand la maladie devient une compagne de route, mais pas une identité.

La maladie fait partie de moi… mais elle n’est pas moi.

Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait choisir entre lutter contre ce qui nous arrive ou l’accepter.
Aujourd’hui, je crois qu’il existe une troisième voie.

Accepter, ce n’est pas baisser les bras.
Accepter, ce n’est pas renoncer à avancer.
Accepter, ce n’est pas se définir par ses difficultés.
C’est reconnaître la réalité telle qu’elle est, puis décider de continuer malgré elle.

Mon corps me rappelle parfois ses limites.
Il me demande de ralentir.
Il m’oblige à écouter ce que j’aurais préféré ignorer.
Mais il me rappelle aussi chaque jour que la vie est faite de bien plus que nos obstacles.

Alors oui, certaines choses me demandent plus d’efforts.
Oui, le chemin est parfois plus lent.
Oui, il y a des jours où la fatigue prend beaucoup de place.

Mais il y a aussi les rires, les rencontres, les projets, les promenades, les moments partagés, les surprises, les anniversaires et la fête des mamans avec ceux que j’aime.

Et cela, aucune maladie ne peut me l’enlever.

Elle est là.
Mais jamais elle ne m’empêchera d’avancer et de marcher. ❤️


CMT X les maladies invisibles

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