On peut combattre les injustices sans renoncer à notre humanité.
👂🫣 Il est des images, des paroles et des comportements qui m’ interpellent, me heurtent et m’ obligent à réfléchir.
Récemment, j’ai entendu des personnes justifier la violence au nom de la révolution, comme si vouloir changer le monde autorisait toutes les dérives, et comme si les souffrances infligées aux autres n’étaient que des dommages collatéraux, un prix nécessaire à payer pour faire triompher ses idées.
Mais avons-nous vraiment réfléchi à ce que nous souhaitons transmettre aux générations futures ?
L’histoire nous a pourtant laissé quelques leçons. La Révolution française portait des aspirations profondes à la liberté et à l’égalité. Pourtant, elle a aussi connu la Terreur, les exécutions et les luttes politiques qui ont conduit des révolutionnaires à éliminer ceux qui ne partageaient plus leurs idées. Au nom de la liberté, on a emprisonné et guillotiné et au nom d’un idéal, on a fini par justifier l’inacceptable.
Comprendre la colère ne signifie pas excuser la violence. Comprendre les difficultés sociales ne signifie pas accepter que des personnes voient leur travail, leurs biens ou leur dignité bafoués. Derrière une vitrine brisée, un commerce détruit, il y a souvent toute une vie de travail, il y a des années d’efforts, des sacrifices, des factures à payer et des personnes qui essaient simplement de vivre dignement. La violence n’atteint pas uniquement les plus riches, les puissants ou ceux que l’on désigne comme responsables. Elle touche aussi des gens ordinaires, des familles modestes, des personnes qui n’ont parfois déjà que très peu.
Alors, lorsque certains invoquent la révolution pour légitimer la violence, je me pose énormément de questions… Et je ne peux m’empêcher de me demander ce que nous souhaitons léguer à nos enfants et à nos petits-enfants : Un monde où la colère devient un droit de nuire, un monde où la vengeance prend le pas sur le dialogue, un monde où l’on finit par considérer la souffrance de l’autre comme une conséquence acceptable de ses propres convictions ?
La difficulté peut expliquer une colère, mais elle ne donne pas un permis de nuire.
Pour ma part, je refuse cette idée. Je connais les difficultés. Je sais ce que signifie devoir lutter au quotidien, composer avec les contraintes et compter chaque centime. Je sais aussi qu’il est parfois difficile de continuer à avancer lorsque plusieurs obstacles se dressent simultanément sur notre chemin.
Et pourtant… Malgré la maladie, malgré le handicap, malgré les besoins d’aide et de soutien que cela implique, j’ai envie de me lever contre toute forme de violence gratuite.
Malgré ma petite entreprise qui peine à survivre sous le poids des charges, des impôts et des frais fixes, j’ai envie de me lever contre toute forme de violence irrespectueuse.
Malgré mes difficultés financières, malgré cette nécessité de compter chaque centime parce que je vis sous le seuil de pauvreté, j’ai envie de me lever contre toute forme de violence dévastatrice.
Je pourrais multiplier les exemples. Je pourrais raconter les jours où il faut trouver la force de continuer, les moments où l’on se sent démuni, les inquiétudes qui accompagnent le quotidien. Je vis moi aussi de ce côté de la barrière où les choses sont difficiles, parfois sur plusieurs plans à la fois.
❤️🩹 Mais je n’ai pas soif de violence. Je n’ai pas soif de vengeance. Je n’ai pas soif de prendre à l’autre ce qu’il a construit, ni de lui faire payer mes propres difficultés.
J’ai faim de paix. J’ai faim de tranquillité, de respect et de compréhension. J’ai faim d’un monde où l’on puisse exprimer sa colère sans détruire, dénoncer une injustice sans agresser, défendre ses convictions sans nier l’humanité de ceux qui pensent autrement.
⛵ Pour poursuivre cette réflexion…
🦋 Approfondir
Mon dragon intérieur : quand la colère protège ce qui est précieux
🦋 Ouvrir une autre perspective
Égalité, équité et richesse des différences
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Carte du jour – Violence : comprendre ce qui se cache derrière les comportements violents
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