Comprendre ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nos émotions deviennent trop fortes
🦁 Dans ma vie, j’ai vécu deux situations, deux événements particulièrement douloureux sur le plan émotionnel, qui m’ont profondément bouleversée : des véritables tsunamis ! Je dis souvent que, ces jours-là, je suis tombée dans la fosse aux lions.
Et avec le recul, je me demande encore où mon cerveau a trouvé les ressources nécessaires pour traverser ces moments, après avoir puisé si profondément dans un abîme émotionnel qui semblait sans fond…
Notre cerveau est un organe fascinant, puissant… et terriblement complexe. Lorsque nous sommes traversés par une émotion très intense, qu’il s’agisse de tristesse, de peur ou de colère, notre cerveau peut momentanément privilégier la réaction à la réflexion. Le système d’alarme se met en marche, le corps se mobilise, certaines hormones du stress sont libérées et les capacités de recul, d’analyse et d’inhibition peuvent devenir moins accessibles. Ce n’est pas que la réflexion disparaît complètement. C’est plutôt que l’émotion devient tellement forte qu’elle couvre les autres voix.
Dans certaines situations extrêmes, la personne ne cherche plus forcément à résoudre son problème. Elle cherche simplement à faire cesser ce qu’elle ressent. C’est ce qui peut arriver lorsque la souffrance devient insupportable : on ne veut pas nécessairement mourir, on veut avant tout ne plus souffrir. Et lorsque le cerveau est submergé, il peut devenir très difficile d’imaginer qu’une autre solution existe.
Pourtant, même dans ces moments-là, une petite partie de nous peut continuer à chercher une issue. Parfois, cette issue passe simplement par quelqu’un : Une voix, un appel, un message, une présence. Quelqu’un qui nous ramène doucement au monde extérieur lorsque nous sommes enfermés dans notre propre douleur, car nous ne sommes pas toujours capables de faire disparaître une souffrance. Seulement certaines épreuves doivent être traversées. Mais nous n’avons pas besoin de les traverser seuls. ❤️🩹 (Merci mes enfants !)
Avec le temps, le cerveau apprend aussi. Il réorganise les souvenirs, les habitudes, les attentes. Ce qui déclenchait autrefois une alarme peut progressivement devenir un simple souvenir. La douleur ne disparaît pas toujours d’un seul coup, même si, au cœur de la tempête, c’est tout ce que nous souhaiterions. Elle commence souvent par prendre toute la place. Puis elle laisse un peu d’espace, puis davantage. Et un jour, nous pouvons repenser à ce qui nous avait brisés sans être à nouveau brisés par ce souvenir.
Le souvenir reste, mais il ne commande plus le présent.
Peut-être est-ce aussi cela, la résilience : non pas ne plus avoir de blessures, mais pouvoir regarder celles que la vie nous a laissées sans leur permettre de décider à notre place. Et finalement, derrière tout cela, il reste cette chose étonnante : notre cerveau, avec ses fragilités et ses mécanismes complexes, qui possède aussi une extraordinaire capacité d’adaptation.
Un sacré bestiau, quand même ce cerveau. 🧠😂
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