La liberté intérieure : cet espace que personne ne peut nous voler

Liberté ou absence de contraintes ?

Lors des formations en gestion des émotions, je propose un jeu de questions-réponses et je pose souvent cette question sur la liberté : « Si tu étais totalement libre, que ferais-tu ? » 🚨
J’aime poser cette question en formation. Les réponses sont souvent spontanées : voyager, faire ce que je veux quand je veux, aller en vacances, vivre au gré de mes envies.

Puis vient mon tour de répondre.
Et, invariablement, je surprends tout le monde.
« Moi, je m’installerais sur ma terrasse… et je ne ferais rien. Peut-être lirais-je un bon livre. »


Les regards se croisent, étonnés. Comment peut-on associer la liberté… au fait de ne rien faire ? Pourtant, cette réponse me semble profondément juste. Car ce n’est pas l’inaction que je recherche. C’est le sentiment de ne plus être obligée. Ne plus courir après le temps. Ne plus répondre à des injonctions. Ne plus avoir à prouver que j’existe.

Juste être là, pleinement présente à l’instant. 🌻

Au fond, nous confondons souvent liberté et absence de contraintes. Mais une liberté qui permettrait de faire tout ce que l’on veut, quand on le veut, avec qui l’on veut, finirait rapidement par empiéter sur celle des autres. 

La véritable liberté ne peut exister sans respect. Elle demande de connaître ses propres limites et d’accueillir celles d’autrui. Les limites ne sont pas des barreaux 🚧; elles dessinent simplement l’espace où chacun peut exister librement.

Et puis il existe une autre liberté, bien plus précieuse encore. Celle qui habite notre cœur et notre esprit. La vie peut nous imposer des épreuves, des pertes, la maladie ou des obstacles que nous n’avons pas choisis. Pourtant, il demeure toujours un lieu que personne ne peut conquérir : notre liberté intérieure.
C’est là que naissent nos pensées, nos valeurs, notre capacité à aimer, à espérer, à donner un sens à ce que nous vivons. Cette liberté-là ne dépend ni de notre compte en banque, ni de notre profession, ni de notre âge, ni même de notre condition physique. Elle dépend de notre manière d’habiter le monde.

Peut-être est-ce cela, finalement, être libre ? Non pas pouvoir aller partout. Mais pouvoir demeurer soi-même, où que la vie nous conduise.
Et peut-être qu’un jour, vous vous surprendrez, vous aussi, à répondre que le plus beau sentiment de liberté consiste simplement à s’asseoir quelques instants, regarder le ciel, écouter le silence… et n’avoir, enfin, plus rien d’autre à faire qu’à vivre.

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